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La pandémie continuer de "freiner" la reprise mondiale (FMI)
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mardi 12 octobre 2021
18:55
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La pandémie continuer de "freiner" la reprise mondiale (FMI)
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 La reprise économique mondiale se poursuit mais elle "est en perte de vitesse, freinée par la pandémie" et le fossé vaccinal entre pays riches et pauvres, a indiqué mardi le Fonds monétaire international (FMI) qui a légèrement révisé à la baisse ses prévisions de croissance pour 2021.

"Des flambées de la maladie dans des maillons essentiels des chaînes d'approvisionnement mondiales ont provoqué des ruptures plus longues que prévu, ce qui a attisé l'inflation dans de nombreux pays. Dans l'ensemble, les risques pesant sur les perspectives économiques ont augmenté et les arbitrages des pouvoirs publics sont devenus plus complexes", a relevé l'économiste en chef du FMI, Gita Gopinath en rappelant que "la pandémie n'est terminée nulle part tant qu'elle ne l'est pas partout".

Soulignant que les prévisions de croissance de cette année ont été légèrement révisées à la baisse, à 5,9 %, et reste inchangée pour 2022, à 4,9 %, Mme Gopinath a indiqué que cette "modeste révision globale masque toutefois de fortes dégradations pour certains pays".

"Les perspectives pour le groupe des pays en développement à faible revenu se sont considérablement assombries en raison de l'aggravation de la dynamique de la pandémie. La révision à la baisse résulte également de perspectives à court terme plus difficiles pour le groupe des pays avancés, en partie en raison de ruptures d'approvisionnement", a-t-elle noté.

Et d'indiquer que cette "dangereuse divergence" des perspectives économiques reste une préoccupation majeure.

Mais si la production globale des pays avancés devrait retrouver sa trajectoire d’avant la pandémie en 2022 et la dépasser de 0,9 % en 2024, celle des pays émergents et des pays en développement (à l’exclusion de la Chine) devrait rester inférieure de 5,5 % à la prévision prépandémique en 2024, ce qui se traduirait par un ralentissement plus marqué de l’amélioration des conditions de vie.

Pour l'économiste en chef du FMI, ces différences sont "une conséquence de la +Grande Fracture vaccinale+ et de fortes disparités en ce qui concerne l’aide apportée par les pouvoirs publics".

Alors que dans les pays avancés, plus de 60 % de la population est entièrement vaccinée et que certaines personnes reçoivent actuellement des injections de rappel, environ 96 % de la population des pays à faible revenu n'est toujours pas vaccinée.

En outre, dans de nombreux pays émergents et pays en développement, qui font face à un durcissement des conditions de financement et à un risque accru de désancrage des anticipations d’inflation, les autorités mettent plus rapidement un terme à leurs dispositifs de soutien, malgré des déficits de production plus élevés, déplore encore le FMI.

Dans son dernier "Rapport sur la stabilité financière dans le monde", l'institution financière basée à Washington met en évidence, par ailleurs, une autre difficulté sur le plan monétaire, qui résulte d’une "prise de risques accrue sur les marchés financiers et de la fragilité croissante du secteur des institutions financières non bancaires".

Rappelant que "le principal facteur commun à ces difficultés complexes est l'emprise continue de la pandémie sur la société mondiale", le FMI relève que la "priorité absolue" consiste à vacciner au moins 40 % de la population de chaque pays d’ici à la fin 2021 et 70 % d’ici à la mi-2022.

"Il est également urgent de ralentir la hausse des températures sur la planète et de juguler les effets néfastes de plus en plus nombreux du changement climatique", indique-t-on.

La troisième priorité, selon le FMI, est que les pays en difficulté disposent de liquidités internationales suffisantes outre une restructuration des dettes des pays pauvres.

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