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Le faible taux de participation électorale, véritable baromètre de "l'illégitimité" en Algérie
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mardi 22 juin 2021
10:57
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Le faible taux de participation électorale, véritable baromètre de "l'illégitimité" en Algérie
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De 59,00 % en 1991 à 23 % en 2021, le taux de participation électorale est un véritable baromètre de l’"illégitimité" en Algérie, a estimé le média algérien "Algériepartplus".

"La participation électorale en Algérie est un véritable baromètre qui mesure parfaitement le degré d’illégitimité des dirigeants et des institutions les plus névralgiques de l’Etat", a-t-il précisé.

Il a relevé qu’au cours de ces 30 dernières années, les élections législatives algériennes drainent de moins en moins d’électeurs, faisant observer que les taux d’abstention ne cessent de battre des records et le boycott se généralise à plusieurs générations d’Algériens.

Le taux de participation a été de l’ordre de 59 % en 1991, de 65,60 % en 1997, de 46,17 % en 2002, de 35,65 % en 2007, de 42,90 % en 2012 avant de connaitre un premier effondrement en 2017 en enregistrant à peine 35,37 % consécutif à la frustration nationale à cause du 4e mandat de Bouteflika et de l’immobilisme politique général dans le pays commencent à se faire sentir, a-t-il rappelé.

Il a fait savoir qu’en 2021, le divorce est définitivement consommé entre la population algérienne et le régime puisque les élections législatives ne vont attirer qu’à peine 23,03 % des électeurs.

En clair, près de 80 % des Algériens ont boycotté une échéance électorale stratégique qui permet normalement d’élire un nouveau Parlement, commente-t-il, notant que "l’Algérie de Tebboune a fait pire que l’Algérie de Bouteflika".

Selon la publication, la débâcle est générale et elle reflète qu’un énorme fossé s’est creusé entre la population et l’Etat algérien.

Il a soutenu que la crise de confiance n’est pas uniquement psychologique ou sociologique, mais il est également une crise d'"illégitimité", notant que le régime algérien tente d’organiser des élections "transparentes" pour se targuer d’une certaine légalité auprès de la communauté internationale, mais en réalité, ces élections aggravent son "illégitimité".

Rejeté et désapprouvé par la majorité écrasante de sa population, le régime algérien émane d’une infime minorité qui exerce sa domination outrageante sur la majorité des Algériens, a-t-il regretté.
 

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