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Ethiopie: une vingtaine de morts dans des combats entre les rebelles du TPLF et les forces progouvernementales à Afar près du Tigray
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jeudi 22 juillet 2021
19:50
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Ethiopie: une vingtaine de morts dans des combats entre les rebelles du TPLF et les forces progouvernementales à Afar près du Tigray
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Les combats entre les rebelles du Front de libération du peuple du Tigray (TPLF) et les forces progouvernementales dans l'Etat régional d’Afar, limitrophe du Tigray, ont fait une vingtaine de morts et des milliers de déplacés, a indiqué jeudi un responsable local.

«De violents combats se poursuivent. Près de 70.000 personnes ont été directement affectées et sont déplacées. Plus de vingt civils ont été tués», a précisé Mohammed Hussen, un responsable régional de la protection civile, dans des déclarations aux médias.

Les rebelles ont «traversé la frontière avec la région Afar et attaqué des communautés pastorales innocentes», a-t-il précisé.

La « junte (TPLF) a malheureusement violé le cessez-le-feu en lançant une attaque à Afar. Au cours des trois derniers jours, le TPLF a commis des attaques terroristes, bloquant la route à 189 camions transportant l'aide alimentaire et non alimentaire vers le Tigray via Afar où les véhicules sont contraints de s'arrêter», a affirmé, de son côté, le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Dina Mufti.

Le responsable éthiopien a accusé le TPLF d’avoir enrôlé des enfants soldats et entravé l'opération humanitaire dans la région et ses environs.

«Les attaques ont eu lieu à Ferentisu Yalo de la région Afar. Nous appelons la communauté internationale à obliger le groupe terroriste à respecter le cessez-le-feu», a-t-il dit lors d’une conférence de presse.

Dimanche, le Premier ministre éthiopien, Abiy Ahmed, avait promis d’extirper les rebelles du TPLF appelant à une action collective contre cet «ennemi» de l’Ethiopie.

Le TPLF «pourrait être le seul groupe dans l'histoire à avoir utilisé son pouvoir politique pour détruire son pays», avait déploré le Premier ministre dans un communiqué publié sur twitter.

Plusieurs Etats régionaux éthiopiens, rappelle-t-on, avaient annoncé qu'ils vont envoyer des renforts militaires pour soutenir l'armée fédérale afin de contrer «toute attaque lancée par les terroristes du TPLF», selon des sources officielles éthiopiennes.

De son côté, l’armée fédérale éthiopienne avait affirmé qu’elle est prête à reprendre l’offensive contre les rebelles du TPLF s’ils ne cessent pas leurs actes de provocations.

«Si ce groupe (TPLF) continue ses actes de provocation, la force de défense nationale prendra à tout moment les mesures nécessaires pour faire respecter la loi», avait souligné le général Bacha Debele dans un communiqué.

Le gouvernement fédéral avait décrété, fin juin dernier, un cessez-le-feu unilatéral et inconditionnel au Tigray et décidé de retirer ses troupes de la région après une présence de huit mois.

Début novembre 2020, l’armée fédérale éthiopienne avait mené une offensive contre les dissidents du Front de libération du peuple du Tigray, après avoir attaqué le Commandement Nord de l’armée éthiopienne et pris en otage plusieurs officiers supérieurs.

De hauts responsables du TPLF, dont un ancien chef de la diplomatie éthiopienne, avaient été tués lors d’opérations menées par l’armée et la police fédérales dans cette région et plusieurs autres dirigeants et officiers supérieurs ont été arrêtés et déférés devant la justice, rappelle-t-on.

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