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Sénégal: Dakar paralysée par une grève dans le secteur des transports
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jeudi 02 décembre 2021
15:27
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Sénégal: Dakar paralysée par une grève dans le secteur des transports
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 Le mouvement de grève de 48 heures, entamé mercredi dans le secteur des transports routiers, s'est poursuivi jeudi dans la capitale Dakar et dans d'autres villes du Sénégal.

Le mot d'ordre de grève a été "bien suivi", mercredi, selon la presse locale et les syndicats qui indiquent que les transporteurs protestent notamment contre "les tracasseries" policières et le transport clandestin par des propriétaires de véhicules particuliers.

La grève a été déclenchée pour deux jours par 14 organisations du "Cadre unitaire des syndicats des transports routiers du Sénégal (Custrs)" qui proteste aussi contre ''la cherté de la carte grise et le relèvement de l'âge légal pour l’obtention du permis de conduire, de 23 à 30 ans’’.

Les négociations, annoncées pour démarrer jeudi matin, n'avaient pas eu lieu faute d'entente entre les transporteurs et les autorités sur la manière de les mener, a déclaré, jeudi, au micro de la radio privée Rfm, Gora Khouma, responsable des 14 syndicats qui ont convoqué ce mouvement de protestation.

En raison du caractère transversal des revendications, les transporteurs veulent parler avec au moins six ministères impliqués dans la gestion du secteur, dont l'Intérieur, les Forces armées, l'Environnement et le ministère des infrastructures et des transports terrestres, a tenu à préciser M. Khouma.

Les moyens de transports sont toujours rares dans la capitale Dakar où ne fonctionnent que quelques taxis et certains bus de la société publique "Dakar Dem Dikk", a-t-on constaté dans certaines rues de Dakar.

Les usagers dakarois ont été contraints ainsi de recourir à des motos ou à des véhicules hippomobiles, dans les banlieues en particulier, pour se rendre à l'école ou à leur lieu de travail. Nombre d'entre eux n'ont pas pu se rendre à leurs lieu de travail et à l'école , selon les médias locaux.

Mercredi, à cause de ce débrayage, la ville de Dakar est restée sans taxis "jaunes-noirs" , sans cars rapides, sans "Tata", sans "Ndiaga-Ndiaye" et sans taxis clandestins, communément appelés "clandos"" qu'utilisaient souvent les sénégalais.

La grève vise à protester notamment contre "les tracasseries causées par le policiers, les gendarmes et les agents du service des Eaux et forêts, le transport clandestin et les nombreux contrôles sur les routes", selon le responsable du Custrs, Gora Khouma.

Pour sa part, le directeur national des routes Mamadou Alassane Camara, a déclaré jeudi sur Rfm que les autorités sont prêtes pour discuter avec les syndicats des transporteurs.

Par ailleurs, les médias locaux ont rapporté jeudi que la mise en service tant attendue du Train express régional (TER), qui devait commencer à circuler le 24 décembre courant, a été reportée jusqu'au 27 de ce mois.

En construction depuis 2016, ce projet de 1 milliard d'euros est conçu pour décongestionner Dakar la métropole sénégalaise avec une capacité de transport estimée à 115.000 voyageurs par jour.

L'infrastructure qui sera ouverte à la circulation constitue le premier segment du projet composé d'un réseau de 36 km reliant Dakar à la nouvelle ville de Diamniadio. Une seconde section de 18 km partira de Diamniadio vers l'aéroport international Blaise-Diagne (AIBD).
 

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